Bientôt des villes plus intelligentes ?

Bientôt des villes plus intelligentes ?

3 oct 2012

Le principe de Smart city se développe, avec en toile de fond le développement durable et le numérique en milieu urbain. C’est pourquoi Rennes Atalante consacrait une Matinale à cette thématique, à l’occasion de Viva-Cités.

Comment accompagner la croissance des villes ? Une problématique au cœur de l’actualité car la population mondiale est de plus en plus urbaine, avec pour effet une densification et un étalement urbain. Dans ce contexte, le numérique peut apparaître comme « un outil ou un élément de rupture » d’après Philippe Baudouin, Consultant pour Idate. Quel que soit son usage, il accompagne en tout cas le concept de Smart cities ou villes intelligentes, objet de la dernière Matinale de Rennes Atalante.

« Continuer à adapter l’espace urbain »

La définition de ce système diverge en fonction des acteurs. Une Smart City est « attentive aux aspirations et aux besoins des résidents » pour l’Onu et « a un souci d’innovation » pour la Commission Européenne. Ces organisations s’accordent en tout cas à la fois sur une « efficacité énergétique », « une utilisation du numérique » et « un modèle de gouvernance ouvert aux citoyens ». Le principe a depuis été repris par des collectivités comme Amsterdam, New-York ou Melbourne. Au niveau industriel, des acteurs ont adapté leurs offres pour répondre à ces nouveaux besoins.

L’objectif pour Philippe Baudouin est de « continuer à adapter l’espace urbain, tout en intégrant ces nouveaux concepts ». Pour le consultant d’Idate, la nouveauté vient de « la volonté de communiquer sur cette notion d’intelligence », plus que sur celle de ville industrielle. Le but pour les décideurs est alors de « faire briller » leur métropole, dans un contexte de concurrence internationale. Du côté des citoyens, la finalité sera de « réussir à trouver un cadre de vie » en adéquation avec « les pratiques », ces dernières étant souvent influencées par le numérique.

Un changement plus brutal que prévu ?

Concrètement, cela se traduit par différentes « couches de services » allant de « l’information transport » à « un accès wifi » ou « une couverture 3G ». Cela dépend surtout de « l’ambition de la Ville » qui ne peut « pas tout faire » pour Philippe Baudouin. La contribution du numérique peut alors être simplement un « outil qui accompagne la gestion des services urbains ». Mais pour les plus ambitieux, il est possible de « rentrer dans de la rupture » qui parfois « s’impose à nous » à l’image des réseaux sociaux et demain du cloud computing.

Ces mutations sont en tout cas attendues à une échéance assez brève, avec un objectif « fixé à 2020 par l’Union Européenne » sur la partie efficacité énergétique. Le changement pourrait même être plus brutal avec « des contraintes fortes » comme la hausse du prix du pétrole et donc de l’énergie. Un changement que Philippe Baudouin analyse comme « un déclencheur d’innovations ». Car si le numérique « a commencé à faire évoluer » l’espace urbain, « l’aspect gestion des énergies pourrait être un élément de forte évolution ». En somme, une obligation de plus pour les villes à se renouveler.

Crédit photo : JuneStock / iStock photo

Plus :
Villes intelligentes: un impact économique multiplié par cinq d’ici 2016 sur smartplanet.fr
Le réseau français des living labs

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